Rejets de l’olivier : pourquoi apparaissent-ils, quand les éliminer et comment économiser des centaines d’heures de travail

À chaque campagne, des milliers d’oléiculteurs consacrent des journées entières à éliminer les rejets qui poussent à la base des oliviers. Il s’agit d’un travail répétitif et coûteux, mais indispensable pour préserver la vigueur de l’arbre et favoriser une production équilibrée.

Ce que beaucoup de producteurs ignorent, c’est que ces petites pousses peuvent devenir une source importante de pertes économiques. Elles ne consomment pas seulement du temps et de la main-d’œuvre ; elles entrent également en concurrence avec les branches productives pour l’eau, les nutriments et l’énergie. Si elles ne sont pas maîtrisées à temps, elles obligent finalement à réaliser des interventions plus importantes et plus coûteuses.

La situation devient encore plus complexe dans un contexte marqué par l’augmentation du coût de la main-d’œuvre, la difficulté à trouver du personnel qualifié et la nécessité de produire de manière toujours plus efficace et durable.

Pour cette raison, la gestion des rejets n’est plus une simple opération d’entretien : elle est devenue une décision stratégique dans la conduite des oliveraies.

Dans cet article, nous analysons ce que sont réellement les rejets de l’olivier, pourquoi ils apparaissent, quel est le meilleur moment pour les éliminer et quelles solutions existent aujourd’hui pour réduire ce problème dès son origine.

Que sont les rejets de l’olivier ?

Les rejets, également appelés dans de nombreuses régions gourmands, drageons ou pousses basales, sont des pousses très vigoureuses qui apparaissent principalement à la base du tronc ou sous la charpentière de l’olivier.

Leur croissance est généralement très rapide au printemps et en été, notamment lorsque l’arbre dispose d’une grande quantité d’eau et de nutriments ou après une taille sévère qui modifie son équilibre végétatif.

Ces pousses remplissent une fonction physiologique bien précise : l’arbre cherche à reconstituer sa masse végétale ou à protéger certaines parties du tronc contre une forte exposition au soleil.

Toutefois, d’un point de vue productif, la majorité de ces rejets n’apporte aucun avantage à l’oléiculteur.

C’est pourquoi, dans la plupart des oliveraies, ils sont éliminés régulièrement dans le cadre des travaux d’entretien.

D’ailleurs, l’IFAPA recommande de supprimer ces pousses avant leur lignification, car lorsqu’elles sont encore tendres, elles peuvent être retirées facilement à la main, ce qui évite des blessures plus importantes sur le tronc.

Pourquoi les rejets apparaissent-ils sur les oliviers ?

Il n’existe pas une seule cause : il s’agit d’une réponse naturelle de l’arbre face à différentes situations.

Les plus fréquentes sont les suivantes :

  • Taille très sévère.
  • Vigueur végétative excessive.
  • Disponibilité importante en eau.
  • Fertilisation azotée intensive.
  • Jeunes arbres en phase de formation.
  • Stress provoqué par le gel, la sécheresse ou des dommages mécaniques.
  • Exposition accrue du tronc à la lumière.

Rejets, gourmands et drageons : est-ce la même chose ?

Bien que ces termes soient souvent utilisés comme synonymes, il est utile de les distinguer.

TypeLocalisationFonction
RejetsBase du troncCroissance végétative très vigoureuse
GourmandsIntérieur de la frondaison ou branches principalesRestaurer la vigueur après une taille ou un excès de lumière
DrageonsTronc ou racinesRégénération de l’arbre après des dommages

Dans le langage agricole de nombreuses régions d’Andalousie, notamment à Jaén et Cordoue, le terme rejet  est généralement réservé aux pousses qui apparaissent à la base du tronc.

Quels problèmes les rejets provoquent-ils sur l’olivier ?

Les rejets sont simplement des pousses qui apparaissent à la base du tronc et dont l’élimination fait partie des travaux habituels de l’oliveraie. Cependant, lorsqu’on les analyse d’un point de vue agronomique et économique, leur impact est bien plus important que ne l’imaginent de nombreux producteurs. Plus ils restent longtemps sur l’arbre, plus leur élimination devient difficile et coûteuse.

– Ils consomment de l’eau à un moment critique

L’eau est devenue l’une des ressources les plus précieuses dans les oliveraies, en particulier dans les régions où les précipitations sont de plus en plus irrégulières et où les périodes de sécheresse se prolongent.

Les rejets augmentent la surface foliaire de l’arbre et, par conséquent, sa transpiration. Cela signifie que l’olivier doit mobiliser davantage d’eau pour soutenir une croissance végétative qui ne contribue pas directement à la production.

Dans les oliveraies irriguées, cela peut entraîner une baisse de l’efficacité de l’irrigation, tandis que dans les cultures pluviales, cela représente une concurrence supplémentaire pour une ressource déjà limitée.

Ils concurrencent les nutriments

Lorsque de nombreux rejets apparaissent, une partie de l’azote, du phosphore, du potassium et d’autres éléments essentiels est dirigée vers ces pousses au lieu d’être utilisée pour la formation du bois productif, des feuilles fonctionnelles ou des fruits.

Cet effet est particulièrement important au printemps, lorsque la croissance végétative coïncide avec la floraison et la nouaison des olives.

– Ils perturbent l’équilibre végétatif

L’un des principaux objectifs de la taille est de maintenir un équilibre entre croissance et production. Les rejets rompent toutefois cet équilibre.

En concentrant une grande partie de la vigueur à la base du tronc, l’arbre consacre des ressources à une zone improductive, ce qui peut compromettre le développement harmonieux de la frondaison.

Dans les jeunes plantations, ils peuvent même modifier la structure prévue lors de la formation de l’arbre s’ils ne sont pas maîtrisés dès les premières années.

– Ils compliquent les autres travaux agricoles

La présence de nombreux rejets a également un impact sur les travaux quotidiens de l’exploitation.

Un tronc propre facilite des opérations telles que :

  • L’application des traitements phytosanitaires.
  • Le contrôle sanitaire des arbres.
  • La mise en place de protections de tronc.
  • La récolte mécanisée.
  • L’entretien du système d’irrigation.
  • Le débroussaillage entre les rangs.

À l’inverse, un tronc couvert de pousses nécessite davantage d’interventions et augmente le temps consacré aux autres travaux.

Quel est le meilleur moment pour éliminer les rejets ?

C’est l’une des questions les plus fréquentes chez les oléiculteurs.

La réponse dépend du système de culture, de l’âge de l’arbre et des objectifs de l’exploitation. Cependant, un consensus technique existe: l’idéal est d’intervenir lorsque les rejets sont encore tendres.

À ce stade :

  • Ils se détachent plus facilement.
  • La blessure est beaucoup plus petite.
  • L’arbre cicatrise plus rapidement.
  • Le risque d’entrée de maladies est réduit.
  • L’intervention demande moins d’effort.

Attendre trop longtemps présente plusieurs inconvénients. Lorsque les rejets se lignifient, il devient nécessaire d’utiliser des outils tels que des sécateurs, des scies d’élagage ou des débroussailleuses, ce qui augmente le temps de travail ainsi que le coût de l’opération.

De plus, les blessures provoquées sont plus importantes et mettent davantage de temps à cicatriser.

Méthodes traditionnelles de contrôle des rejets

Depuis des décennies, les oléiculteurs utilisent différentes techniques pour maintenir le tronc de leurs oliviers propre. Chacune présente des avantages et des inconvénients.

Élimination manuelle

Il s’agit de la méthode la plus répandue. Elle consiste à arracher les rejets lorsqu’ils sont encore tendres ou à les couper à l’aide d’outils manuels.

Avantages

  • Très efficace.
  • Ne nécessite pas de matériel complexe.
  • Permet de sélectionner précisément les pousses à éliminer.

Inconvénients

  • Forte consommation de main-d’œuvre.
  • Coût élevé.
  • Intervention à renouveler régulièrement.

Débroussailleuse

Dans certaines exploitations, la débroussailleuse est utilisée pour couper rapidement les rejets.

Bien qu’elle permette de réduire le temps de travail, elle présente certains risques, le principal étant d’endommager l’écorce du tronc.

Ces blessures peuvent devenir des portes d’entrée pour les maladies et réduire la longévité de l’arbre.

Herbicides

Pendant de nombreuses années, des herbicides ont été utilisés pour limiter le développement de la végétation à la base des oliviers.

Cependant, cette pratique a progressivement perdu de son importance pour plusieurs raisons:

  • Renforcement de la réglementation.
  • Restrictions concernant certaines matières actives.
  • Demande croissante d’une agriculture plus durable.
  • Risque d’endommager la culture lorsque l’application n’est pas réalisée correctement.

Par ailleurs, de plus en plus d’oléiculteurs souhaitent réduire l’utilisation de produits chimiques dans leurs exploitations, tant pour des raisons économiques qu’environnementales.

Une stratégie différente : prévenir plutôt que supprimer

Traditionnellement, l’oléiculteur attend que les rejets apparaissent avant d’intervenir.

Cependant, cette approche oblige à répéter la même opération campagne après campagne.

Ces dernières années, une stratégie différente gagne en importance : empêcher les rejets de se développer dès leur apparition.

Ce changement d’approche permet de réduire considérablement le nombre d’heures consacrées à leur élimination tout en maintenant le tronc protégé plus longtemps.

C’est précisément dans cette optique qu’a été développé l’Anti-Tige Double Couche de DNT Agro, une solution conçue pour agir directement à la source du problème et limiter le besoin d’interventions manuelles.

Qu’est-ce que l’Anti-Tige Double Couche de DNT Agro et comment fonctionne-t-il ?

L’évolution de l’oléiculture ces dernières années est guidée par un objectif commun : produire davantage avec moins de ressources. La pénurie de main-d’œuvre, l’augmentation des coûts de production et la nécessité de gérer les exploitations de manière plus efficace ont encouragé la recherche de solutions permettant de réduire les tâches répétitives sans compromettre le développement des cultures.

C’est dans cette optique qu’est né l’Anti-Tige Double Couche de DNT Agro, un protecteur spécialement conçu pour limiter l’apparition des rejets à la base du tronc de l’olivier et réduire la nécessité de les éliminer manuellement, année après année.

Contrairement à d’autres méthodes, il n’agit pas une fois le problème installé ; il contribue à prévenir le développement des pousses basales en limitant l’exposition à la lumière des bourgeons latents situés à la base du tronc. En réduisant la stimulation lumineuse dans cette zone, l’émission de nouvelles pousses diminue, ce qui entraîne une réduction des interventions d’entretien.

Le produit est fabriqué à partir d’un tissu technique haute résistance, conçu pour supporter les conditions habituelles du terrain : rayonnement solaire, vent, pluie et variations de température. Son design permet en outre une installation simple et rapide, s’adaptant parfaitement au tronc sans gêner les travaux habituels de l’exploitation.

Le résultat est un tronc propre plus longtemps et une réduction significative du temps consacré à l’élimination des rejets.

Les avantages de l’Anti-Tige Double Couche pour l’oléiculteur

Au-delà de la prévention des nouvelles pousses, cette solution offre des bénéfices qui améliorent directement la rentabilité de l’exploitation.

Économie de main-d’œuvre

L’élimination manuelle des rejets est une opération répétitive qui doit être réalisée chaque année.

En réduisant l’apparition de nouvelles pousses, le temps nécessaire pour maintenir le tronc propre diminue également.

Dans les exploitations comptant des centaines, voire des milliers d’oliviers, ce gain de temps peut représenter une différence considérable dans l’organisation annuelle des travaux.

Réduction des coûts

Moins d’heures de travail signifie moins de dépenses de personnel et une plus grande disponibilité des ressources pour des tâches à plus forte valeur ajoutée, telles que:

  • La taille.
  • La fertilisation.
  • La protection phytosanitaire.

Dans un contexte où le coût de la main-d’œuvre ne cesse d’augmenter, toute amélioration de l’efficacité a un impact direct sur la rentabilité.

Moindre dépendance aux herbicides

Une gestion durable de l’oliveraie passe par une réduction, chaque fois que cela est possible, de l’utilisation des produits chimiques.

L’Anti-Tige Double Couche constitue une solution physique pour contrôler les pousses basales et contribue à limiter le recours aux traitements herbicides appliqués à la base du tronc.

Protection supplémentaire du tronc

Outre sa fonction principale, l’Anti-Tige Double Couche agit comme une barrière protectrice contre les petits chocs provoqués par les débroussailleuses, les outils agricoles ou les machines d’entretien.

Cette protection est particulièrement intéressante dans les jeunes plantations, où toute blessure de l’écorce peut compromettre le bon développement de l’arbre.

Installation simple

L’un des aspects les plus appréciés par les oléiculteurs est la rapidité de mise en place.

Aucun outil complexe ni équipement spécifique n’est nécessaire, ce qui facilite son installation aussi bien dans les nouvelles plantations que dans les oliveraies déjà établies.

Un investissement rentable

Lorsqu’un agriculteur envisage d’adopter une nouvelle solution, la question est toujours la même : l’investissement est-il réellement rentable ?

Dans le cas de l’Anti-Tige Double Couche de DNT Agro, la rentabilité ne doit pas être évaluée uniquement en fonction de son coût d’achat, mais surtout au regard des économies générées tout au long de sa durée de vie.

L’élimination manuelle des rejets représente un coût moyen d’environ 120 €/ha par an, entre la main-d’œuvre et les outils, soit environ 1 200 €/ha sur une période de dix ans.

En comparaison, l’installation de l’Anti-Tige Double Couche nécessite un investissement d’environ 150 €/ha, matériel et pose compris, avec une durée de vie estimée pouvant atteindre 10 ans.

Cela représente une économie potentielle supérieure à 1 000 €/ha sur cette période, tout en réduisant considérablement le temps consacré à l’entretien des oliveraies et en permettant à l’oléiculteur de consacrer ces ressources à des travaux à plus forte valeur ajoutée.

Conclusion

Les rejets constituent un problème courant dans les oliveraies. Lorsqu’ils ne sont pas maîtrisés, ils augmentent les coûts d’entretien et consomment du temps, de l’eau et des nutriments que l’arbre pourrait consacrer à sa production.

Face aux méthodes traditionnelles, l’Anti-Tige Double Couche de DNT Agro propose une solution préventive qui contribue à limiter l’apparition des pousses basales et réduit ainsi le besoin d’interventions manuelles.

Grâce à sa durée de vie pouvant atteindre 10 ans et à une économie potentielle supérieure à 1 000 € par hectare, il constitue une solution efficace pour optimiser la gestion des oliveraies, réduire les coûts d’exploitation et améliorer durablement leur rentabilité.